la rencontre
Pourtant, il était persuadé de s’être réveillé prés d’elle.
Le jour n’était pas encore levé, il faisait chaud et la fenêtre ouverte n’ apportait pas la fraîcheur qu’il avait espéré.
Lentement, il sortit de son sommeil, restant allongé sur le lit. Cherchant à fixer les brides de rêve qui lui échappait déjà. . Elle était la, a coté de lui. C’était tellement réel qu’ il avait étendu son bras, sa main caressant au hasard, cherchant un signe de sa présence.
Un rire, il se souvenait d’un rire. Cristallin, presque enfantin. Il se souvenait d’une douceur sur ses mains. Il se souvenait d’un regard.
Il était la depuis quelques jours. Pour le travail. Mais dans ces îles, les hôtels étaient tous paradisiaques, et il côtoyait de nombreux touristes venus pour le farniente, pendant que lui, travaillait.
La première fois, ce fut à l’accueil, elle arrivait accompagnée. Il l’avait vu en descendant le grand escalier central. Elle, croit il, l’avait vu au pied de cet escalier, alors qu’elle se retournait pour chercher sa fille des yeux.
Le cinéma. Quand la pellicule brûle. Vous savez, quand la tache blanche apparaît sur le film, et brûle la pellicule. Un flash blanc et plus rien. Voilà la sensation qu’il ressenti. Quand leurs regards se sont croisés, un flash blanc et puis plus rien. Le soleil le ramena à la réalité. Il était dehors, sans se souvenir du hall. Il était heureux.
Sa journée fut longue et dénué d’intérêt.
Retour à l’hôtel, par la plage. Un des avantages de son travail. Loin de chez lui, mais au soleil.
La deuxième fois, ce fut aux abords de la piscine. Il s’était installé sur la terrasse pour profiter du soleil couchant, et de la fraîcheur du début de soirée. Elle faisait le tour de la piscine tenant la main de sa fille. En maillot de bain, les cheveux mouillés, tout sourire, elle se dirigeait vers lui. Elle lui plaisait. Elle passa devant lui, en le regardant et en lui souriant. Un bonjour du bout des lèvres et d’un mouvement de tête. Il la regarda s’éloigner en détaillant son anatomie. Son dos, ses fesses, ses jambes. Juste avant de rentrer dans l’hôtel, elle se retourna pour le dévisager et de nouveau lui sourire.
Son téléphone sonna, le tirant de sa rêverie. Le travail. Une conversation qui ne lui permit pas d’apprécier l’illumination des jeux d’eau parsemant les jardins de l’hôtel.Et voilà, un autre client, encore, qui lui ferait repousser son départ. Dans le meilleure des cas, samedi soir, sinon dimanche. Il se leva un peu dépité, énervé aussi de devoir annoncer ça, chez lui. Il se dirigea vers les buffets des restaurants, décida de manger léger, salade et fruit.
Il était perdu dans ses pensée, cherchant à optimiser on temps,pour essayer de partir au plus tôt, quand elle entra dans la salle, accompagnée. Il ne la remarqua pas immédiatement, et pour tout dire, ne la vit même pas quand ils s’installèrent en face de lui. Assise face à lui, elle le dévisageait.
La troisième fois, ce fut dans cette salle, assis à table. Il leva la tête et il croisa son regard. Ses problèmes s’évanouirent. L’homme lui tournait le dos, l’enfant était assise de coté, et elle face à lui. Il se redressa, lui sourit. Il fit un signe de tête qu’elle lui rendit. Il se dévisagèrent un long moment.
Le repas s’allongea. Il lui fit signe, son assiette à la main, sorte de demande, de rencontre, « retrouvons nous aux buffets ». Il se leva, et alla vers les fruits et les desserts. Il se servait quand elle arriva. Il se souvient de son parfum, de son sourire. Elle s’approcha de lui, faisant mine de chercher sur la table quelque chose. Elle le frôla. Il la toucha presque. Ses lèvres s’entrouvrirent et le son envoûtant de sa voix l’enveloppa:
Elle – bonjour, je m’appelle l’ange, je suis en vacances cette semaine, j’espère vous revoir. Je serais triste de ne pas vous revoir
Lui – je n’imaginais pas vous rencontrer, je vous ai vu deux fois, et j’ai l’impression de n’avoir jamais été ailleurs qu’avec vous.
L’ enfant arriva en demandant des fruits et du chocolat. Elle s’éloigna de lui, et il senti sa main le frôler, le bout de ses doigts chercher ses doigts à lui.
Il retourna s’assoir, commanda un café, puis décida de quitter la salle, préférant la laisser à sa famille. Il la regarda une dernière fois, un dernier sourire, puis il pris l’ascenseur.
Arrivé dans sa chambre, il passa dans la salle de bain, se déshabilla, pris une douche. Sans se sécher, il alla directement allumer la télé, ouvrit la baie vitrée, et s’installa sur un fauteuil. De superbes fauteuils en rotin et tissus, des coussins moelleux, géniaux.
Ruisselant d’eau, dans la chaleur du soir, il se laissa a imaginer la suite de cette rencontre. La chaleur, la fatigue de la journée eurent raison de lui.
Il se réveilla au milieu de la nuit, peut être a cause de rires déchirants la nuits, au pied de l’hôtel. Il était en érection. Son sexe était dur, tendu, sensible; Il le prit dans sa main et commença un léger va et vient. La sensation de plaisir arriva presque immédiatement. Il pensa à elle, à la vision qu’il avait eu à la piscine, ses seins, son cul. Il accéléra les va et vient . Une main sur son sexe, l’autre sur ses tétons, décidé à se faire jouir, il passa ses doigts sur ses boules, pour augmenter son plaisir qu’il sentait arriver. Il jouit. Sa jouissance s’écoula sur sa main et ses doigts, puis dans sa toison. Il avait envie d’elle. Il voulait lui donner le plaisir qu’il venait de ressentir. Il voulait la pénétrer, la caresser, la lécher. Il voulait l’entendre jouir, entendre sa voix s’abandonner. Il se leva, le sexe a moitié débandé, ruisselant de sa jouissance et s’affala dans son lit.
Le réveil fut difficile. Un petit déjeuner avalé rapidement et direction le parking, pour une bonne heure de trajet, la plupart du temps sur des routes désertes. Il n’ imaginait pas une végétation si luxuriante, sur cette ile, il pensait trouver des cailloux, des cactus et la mer.
Arrivé à destination, rencontre avec le patron de cette petite distillerie qui fabriquait un alcool apprécié. Présentation des participants. Incongruité de la situation :apprendre à travailler à des gens qui depuis des années faisaient correctement leur travail. Mais devant la mondialisation galopante, remise en question et accroissement de la productivité sont de mises. Et donc, il était la pour leur apprendre à optimiser les outils de travail.
Sur la route du retour, il s’arrêta sur le bord de mer, même pas de plage, non la route, un parking et la mer. L’envie était la , mais il n’osait pas se jeter à l’eau. Il décida, que bon, il n’y avait personne et que se jeter à l’eau comme ça, la tout de suite , ça lui faisait envie. Il se déshabilla, ne gardant que son caleçon, puis de l’eau jusqu’au genoux, l’idée de rentrer les fesses trempées, lui fit enlever. C’est donc nu, qu’il rentra dans l’eau. Le soleil, la mer, nager nu, la fin de journée, tout faisait de ce moment, un délice. Barbotant comme un gamin, il était heureux, bien, détendu. Il se laissa à s’imaginer accompagné dans un tel moment. Une femme avec lui, nues tout les deux entrain de prendre un bain de mer. Elle s’installa en lui. Son image. Il se laissa vagabonder sur cette situation, eux deux, nues, l’un près de l’autre, attirés. Il s’ imaginait entrain de nager ensemble, jouer dans l’eau. Il eu envie d’elle, comme à chaque fois qu’il l’avait croisée. Elle était belle, désirable. Il se souvient de la jouissance de la nuit, et décida de rentrer rapidement parce qu’il espérai bien la voir ce soir.
Arrivé tard, il rentra rapidement dans l’hôtel, passa dans sa chambre pour évacuer la journée, et redescendit immédiatement pour déambuler dans l’hôtel. Hôtel touristique, agréablement décoré, avec de grand patio, hall et terrasse donnant sur les jardins et la piscine. L’ hôtel qui vous fait sentir ailleurs, un endroit luxueux. Ou était elle?, sans vraiment y croire, il la cherchais. Il passais de hall en hall, jardin après jardin, alla même jusqu’aux piscines, bains bouillonnants, jets d’eaux, espérant l’apercevoir. Qui était elle?, pourquoi elle ?. Il avait croisé, discuté et travaillé avec d’autres filles qu’il considérait comme belle. Elle était belle mais elle avait quelque chose en plus. Pourquoi quelques mots, quelques regards croisés avaient suffit à le chambouler comme cela.
Il se dirigea vers les restaurants et choisis un menu léger, il se trouvait largement assez gros et inconsciemment n’avait envie qu’elle ait le même sentiment à son égard.
Il dina, un peu tendu, aux aguets, regardant l’entrée à chaque seconde. Elle ne vint pas. Ne voulant pas remonter dans sa chambre et voulant réellement la rencontrer, il recommença sa ballade. Pris un café, attablé au bord d’un petit ruisseau qui courrait à travers les jardins. La chaleur du soir, le bruit de l’eau, elle en lui, il était bien. Tard dans la soirée, déçu, il quitta les halls pour remonter. Devant les ascenseurs, il discuta avec quelques personnes, arrivé avec lui par le même avion, ils se connaissaient de vue.
Tout se monde s’engouffra dans l’ascenseur et en se retournant pour faire face au gens, elle était la avec sa famille. Elle l’avait vu, elle discutait avec son mari en riant doucement. Il se sentit rougir et elle s’en aperçu , elle fut obliger de détourner son regard et de baisser la tête pour ne pas faire voir qu’elle souriait. Ils sortirent ensemble de l’ascenseur et se dirigèrent vers le même couloir. Il se retrouva devant eux. Il ne savait pas vraiment si ils étaient derrière lui, l’espérait. Il s’arrêta devant sa porte, et tourna la tête, essayant d’avoir un air naturel, ils étaient à quelques pas, leurs regards se croisèrent, il lança un « bonsoir » auquel elle seule répondit, lui se contentant d’un regard. Ouvrant sa porte, il fit mine d’entrée, et après qu’ils soient passés, ressorti pour les regarder s’éloigner. Peut être aller t-elle se retourner . Non, elle ne le regarda pas, mais il eu l’impression que sa main lui faisait un petit signe pas alors qu’elle tournait au bout du couloir. Oui, il en était certain elle lui avait fait signe. Il le croyait. Non, il en était sur. Il rentra dans sa chambre avec cette certitude en lui. Après sa douche, il s’allongea, ils les imagina faire l’amour. Les positions, les mots, les cris. Il voulu se masturber, se caressa longuement, son sexe s’ allongea, grossi mais ne réussi pas à bander, il en fut frustré. Il se retourna, essayant de s’endormir. La nuit le pris, et sans rêves, il dormit jusqu’au matin.
Malgré la chaleur qui envahit la chambre, malgré le service de petit déjeuner qui a déposé son plateau et malgré le réveil qui bip, il se réveille en retard. Quand il s’en aperçoit, branle bas de combat, la douche, le petit dej., tee shirt – jeans. Et hop en voiture. Un peu en retard, à vrai dire. Le portable, pour appeler son client. Il roule depuis quelque temps, quand il rattrape un bus navette. – - – Tiens une navette de l’hôtel, les veinards qui partent encore en excursion. Je ne suis pas sur cette foutu ile pour les bonnes raisons -
Il se déporte sur la droite, encore une particularité à la con de cette ile, ils roulent à gauche, et double le bus. Il regarde machinalement par les fenêtres, des fois qu’ une belle blonde lui fasse un sourire. Il la voit au moment ou il arrive sur elle, elle tourne par hasard la tête et le voit aussi. Ils se sourient en se reconnaissant. Il ralenti pour rester à sa hauteur. Ils vont faire un bout de chemin comme cela. Elle lui fait un sourire du bout des lèvres. Il lui répond par un baiser. Elle rougit mais ne le quitte pas des yeux. Il la dévisage, entrevoit ses épaules dénudées. Elle parle a travers la vitre, il essaye de déchiffrer ses paroles. Ils s’enflamme en imaginant ce qu’elle peut dire. Elle articule « retrouvons nous ce soir , près de la piscine » mais lui ne comprends pas bien. Il regarde ses lèvres bouger, s’imagine les embrasser. Quel goût peuvent elles avoir ? La route va les séparer pour la journée. L’intersection arrive, il doit se rabattre, il repasse derrière la navette, non sans lui avoir lancer un baiser du bout des lèvres, baiser qu’elle lui rends. Il tourne et regarde, dans ses rétroviseurs, la navette continuer sa route. Qui est elle? D’où est elle? Peut être pourraient ils se rencontrer, se revoir?
Le soir arrivé, chacun avec l’envie de croiser l’autre, ils rodent dans l’hotel. Elle dans les jardins, lui dans les halls. Leurs pas les emmènent vers le patio ombragé, près de la piscine et de la petite cascade. Ils se découvrent. d’abord quelques banalités, puis de longues confidences. Ils parlent de tout et de rien, d’eux, de la vie, de leur envie. Ils se livrent a l’autre comme ils ne l’ont jamais fait auparavant. Sans retenues, sans fard, ils n’enjolivent pas, ils ne dramatisent pas, ils racontent ce qu’ils sont, ce qu’ils auraient voulus etre. la nuit les forcent à se quitter. Ils s’approchent, se serrent, se touchent. Ils se sourient. Ils s’embrassent comme des enfants, maladroitement, légèrement. Puis ils se quittent.
Dans sa chambre, elle s’abandonnera à lui, en rêve. Ses seins dressés, son sexe humide et ouvert, jambes écartées devant la glace elle se regardent jouir de lui. Elle oubliera sa vie, pour n’être qu’a lui. Lui, arrivé dans sa chambre, se masturbera, longtemps, lentement, il veut se sentir à bout, ne pouvant plus retenir cette jouissance qu’il a en lui. Ils s’endormiront heureux, éloignés l’un de l’autre, mais heureux d’avoir joui de l’autre.
A suivre….






tu as mis la meme chose 2 fois !
suprimé, je m’en suis rendu compte
Comment explique tu que nous nous retrouvions en meme temps sur le blog ???,
en fait je suis venue comme ça et surtout pour voir ta suite !
tu m’en a parlé ce matin .
et je vois que tu es ici alors je suis venue lire la suite